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La vie de pacha au Maroc n'est plus à la portée de toutes les bourses

الاربعاء 6 غشت 2014

Après une dure vie de labeur, vous rêvez d'une retraite bien méritée dans un riad de Marrakech. Salarié indépendant et adepte du télétravail, vous pensez partir en famille dans le royaume chérifien pour profiter du soleil. Prenez garde... Si le Maroc reste une des destinations préférées des Français à la recherche de douceur de vivre, les seniors et les foyers aux revenus modestes vont peut-être devoir réfléchir à deux fois avant de s'exiler dans le royaume chérifien. Sachez en effet que le coût de la vie à Casablanca est plus élevé qu'à Boston, Kuala Lumpur, Montréal et Dallas... Detroit, Budapest et Le Cap sont aussi meilleur marché. Dans l'étude annuelle des villes les plus chères de la planète préparée par le cabinet de consulting Mercer, la capitale économique du Maroc figure à la 107e place en 2014, enregistrant ainsi un bond de 18 rangs par rapport au classement de l'année précédente. Rabat progresse, elle, de 7 places en douze mois pour figurer à la 163e marche de ce classement devant Cleveland, Belgrade ou encore Johannesburg. Si ces cités sont bien moins onéreuses que Luanda en Angola ou N'Djamena au Tchad, qui sont les deux villes les plus coûteuses au monde devant Hong Kong, Singapour, Zurich, Genève et Tokyo, elles ne sont plus aussi bon marché que par le passé. Pour préparer son classement, le cabinet Mercer compare les prix de plus de 200 biens et services, parmi lesquels figurent le logement, le transport, la nourriture, l'habillement et les loisirs. Et le moins que l'on puisse dire est que le coût de la vie au Maroc augmente d'année en année.
 
Système de santé basique
 
Si les Marocains vivent avec bien peu, les expatriés, qui souhaitent profiter d'un confort et de prestations comparables à ceux qui existent en Europe, doivent disposer de confortables revenus. Le royaume n'est plus l'eldorado immobilier qu'il a été. Le loyer mensuel d'un appartement d'environ 100 mètres carrés à Casablanca se situe entre 670 et 800 euros, auxquels il faut ajouter 135 à 180 euros pour profiter d'un meublé. Dans les villes touristiques comme Marrakech et Agadir, les prix sont comparables, mais les Français ont souvent du mal à trouver des appartements vides à louer, car les propriétaires préfèrent la location meublée de courte durée aux touristes de passage. Cette formule leur rapporte en effet bien plus d'argent. Et construire un bien immobilier est un véritable parcours du combattant, car l'administration locale est particulièrement tatillonne.
Le système de santé au Maroc étant extrêmement basique, la plupart des expatriés prennent une assurance-santé complémentaire qui peut s'avérer coûteuse. Les Français ont la possibilité de souscrire une assurance de base à la Caisse des Français de l'étranger (CFE), qui permet la prise en charge des soins en France. Son coût dépend de la situation de l'assuré (âge, statut, revenus), mais il est difficile de s'en sortir à moins de 300 euros par trimestre. Pour les personnes dont les revenus annuels sont inférieurs à 18 516 euros, il est possible de demander via son consulat de résidence la prise en charge du tiers de la cotisation par le budget de l'action sanitaire et sociale de la Caisse des Français de l'étranger. Une bonne complémentaire santé coûtera, quant à elle, autour de 1 000 à 2 000 euros par an si on souscrit une assurance-décès. Le site de la CFE propose une liste de partenaires et il permet également de faire des simulations.
 
Avantages fiscaux
 
Pour les familles, l'éducation des enfants est un autre poste de dépenses important. Les réseaux de l'Office scolaire et universitaire international (OSUI) et ceux de l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger (AEFE) coûtent très cher. Il faut ainsi compter entre 2 000 et 2 500 euros par an et par enfant, avec en plus, la première année, un droit d'inscription de 1 520 euros.
Le Maroc continue toutefois d'offrir des avantages fiscaux non négligeables. Les autorités permettent ainsi aux expatriés de bénéficier d'un abattement de 40 % sur l'impôt sur le revenu. Les retraités dont la pension est d'origine étrangère ont, quant à eux, le droit à une réduction supplémentaire de 80 % du montant de l'impôt sur le revenu dû au titre de ces pensions et qui correspondent aux sommes transférées à titre définitif pour peu que celles-ci soient en dirhams (la monnaie locale qui est non convertible). De tels avantages expliquent pourquoi plus de 80 000 Français, dont 25 % de retraités, ont posé leurs valises dans le royaume. Et tant pis si la vie locale est de plus en plus chère...
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