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C’est une mesure ultra répressive et coercitive qui vient de frapper de
plein fouet dans le dos les patrons des établissements de l’enseignement
privé à Marrakech.
Alors que les percepteurs ont été invités par le ministre des Finances et de
la Privatisation (Lettre du Premier ministre Driss Jettou n° 0917 en date du
21 - 04 - 04) à surseoir à l’action en recouvrement, en attendant la
conclusion de conventions devant lier le gouvernement à ces institutions,
les patrons de ces établissements ont été surpris par des saisies sur leurs
comptes, sans préavis et exclusivement à Marrakech. C’est d’autant plus
scandaleux que c’est un problème national qui touche toutes les institutions
privées de ce genre et pas uniquement Marrakech.
Plus grave encore est la saisie du compte personnel de l’une des personnes
concernées, contrairement à la loi en vigueur.
S’agirait-il d’un excès de zèle ou d’une démonstration ostentatoire des
biceps de la part d’un directeur régional de la trésorerie jusqu’alors
coopératif ?
Dans tous les cas de figure, les 4 établissements qui ont été touchés par
cette mesure de saisie et qui sont les plus importants et les plus
représentatifs de ce secteur à Marrakech (Là encore on peut s’interroger le
pourquoi du choix de 4 institutions alors que Marrakech en compte pas moins
de 75), à savoir les institutions Lamrani, Iraqui, Bachir et Al Aouaïl sont
prêts à s’acquitter de leurs redevances à l’Etat pour peu que celui-ci
établisse définitivement la nature et les modalités des taxes et des impôts
devant leur être assujettis, si impôts et taxes il y aurait.
Maintenant, il existe une charte nationale et un projet d’accord-cadre entre
le gouvernement et les représentants des établissements d’enseignement et de
formation privés à respecter scrupuleusement jusqu’à l’aboutissement d’un
compromis entre les parties concernées. Exploiter cette situation de
négociations de temps à autre pour faire pression d’une façon ciblée et bien
précise dans le temps et l’espace sur des « têtes de liste »
s’apparenterait, comme dirait l’autre, à du terrorisme administratif.
Il est de l’intérêt de tout le monde que cette situation qui perdure depuis
des décennies trouve son issue définitive pour que cette épée de Damoclès
qui pend en permanence sur les têtes de ces serviteurs de la nation
disparaisse et que ces derniers puissent se consacrer à leur travail ou à
leur business, appelez le comme vous voulez. L’essentiel est de mettre fin à
ce statut de provisoire qui n’a que trop duré et qui profiterait à des
opportunistes qui tirent les marrons du feu.
Cela étant, a t- on quantifié à sa juste valeur le poids considérable tant
en scolarisation d’enfants qu’en construction d’institutions et en
appointements du personnel administratif et pédagogique que ces
établissements de l’enseignement privé offrent à l’Etat ?
source : l'opinion
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