PARIS (MAP) - Théâtre ou cinéma, jazz ou musique sacrée, la multiplication des
manifestations culturelles est devenue un "attrait supplémentaire" pour ceux
qui visitent le Maroc, souligne l'hebdomadaire international "Jeune Afrique"
dans sa dernière édition.
Essaouira et ses Gnaouas, Fès et ses musiques sacrées, Rabat et ses rythmes du
monde, Casablanca et son Boulevard des jeunes musiciens, Marrakech et ses arts
populaires constituent un aperçu du menu qui, chaque année, "réjouit les
oreilles des festivaliers de tout poil", écrit le magazine dans un article
intitulé "Festivals à la carte". Côté cinéma, les visiteurs auront l'embarras
du choix entre "Salé, qui joue la carte féministe, Khouribga, qui honore la
cinématographie africaine, Tétouan, qui plonge dans la nostalgie des films
méditerranéens, et Marrakech, qui, sous ses palmiers, se prend pour Cannes",
précise-t-il, estimant que "dresser la carte exhaustive des festivals
marocains relèverait de la gageure tant il en naît chaque année". Ce
foisonnement est la preuve que "le Maroc a profondément changé" et que ses
jeunes peuvent désormais s'approprier l'espace public, d'autant plus que
l'organisation de manifestations où affluent jusqu'à 200.000 personnes suppose
"une certaine paix sociale", signale la revue, ajoutant qu'au-delà du
développement urbain, ces manifestations culturelles médiatisées à l'échelle
internationale contribuent à mieux vendre la destination Maroc. Dans ce
contexte, la publication rappelle que début mars dernier, la programmation du
12-ème Festival des musiques sacrées de Fès a été présentée à la presse
britannique en même temps qu'aux tour-opérateurs london