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Grâce à la
multiplication de vols en partance de la Grande-Bretagne à destination du
Maroc, la ville ocre de Marrakech est en train de vivre une transformation
extraordinaire, devenant un grand carrefour pour les grands noms de la
littérature britannique, écrit l'écrivain anglais Tahir Shah.
Dans un article paru dans le quotidien, «The Times», sous le titre «Le
magnétisme de Marrakech», l'auteur relève que des écrivains comme Esther
Freud ou encore Aminatta Forna, fréquentent actuellement les salons
littéraires impressionnants, organisés à Marrakech, le nouveau coeur battant
de la scène littéraire au Maroc.
Ces rencontres, tenues dans des riyads fabuleux de la ville impériale,
offrent l'occasion aux écrivains de discuter leurs oeuvres avec les lecteurs
dans le cadre d'ateliers, ajoute l'auteur, relevant que les recettes de ces
salons sont versées aux associations caritatives locales qui financent des
projets d'éducation et d'alphabétisation.
Durant son histoire, le Maroc n'a pas attiré seulement des peintres fascinés
par son paysage, ses couleurs et lumières, indique Tahir Shah, soulignant
que pendant des siècles des écrivains se sont rendus au Maroc pour découvrir
sa culture diversifiée et riche en couleurs.
Le Maroc a une longue relation avec la langue anglaise et en particulier
avec la scène culturelle britannique, ajoute Shah, rappelant le séjour de
l'écrivain Samuel Pepys à Tanger en 1683.
Envoyé au Maroc pour aider Lord Dartmouth lors de l'évacuation de la ville
du détroit, Pepys a relaté dans ses mémoires son unique expérience
marocaine, ouvrant ainsi la voie à d'autres jeunes auteurs britanniques qui
ont par la suite fait le voyage au Maroc en quête de la mystérieuse route de
Tombuktu, note l'auteur, ajoutant que ceux qui ont survécu à ce voyage ont
légué aux lecteurs des récits inédits sur le Maroc, terre des Maures.
Durant le siècle dernier, le Maroc s'est transformé en terre d'inspiration
pour les hommes de lettres, souligne l'auteur, rappelant le séjour en 1938
du célèbre écrivain George Orwell à Marrakech, ville qui a fait l'objet de
l'un des essais les plus parfaits de cet auteur.
Tahir Shah cite également l'exemple des auteurs anglais Wyndham Lewis et
Peter Mayne, qui ont enrichi la littérature anglaise traitant du sujet
marocain avec des livres aussi impressionnants que «Journey Into Barbary»
(Voyage en Barbarie) et «A Year in Marrakesh» (Un an à Marrakech).
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