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C’est parti pour une autre bonne saison d’investissements à Marrakech.
194 dossiers ont été instruits au premier trimestre de 2006 (dont 117
via la commission ad hoc). La plupart sont orientés vers des projets
d’hôtels et du «résidentiel touristique». «On entend par résidentiel
touristique tous les complexes qui seront confiés à des sociétés pour la
gestion touristique», indique ce responsable au CRI (Centre régional
d’investissement).
La région se prépare à l’arrivée d’un important investissement financé
par un fonds arabe du golfe à Tamasloht. Il serait de 7 milliards de DH.
Par ailleurs, le groupe émirati, Emaar, qui s’est engagé en début de
l’année sur un investissement à l’Oukaimeden de 12 milliards de DH pour
la construction de 11 hôtels et d’un golf 18 trous, serait en train de
prospecter pour un autre projet aussi grandiose dans la ville de
Marrakech. De manière générale, la plupart des projets annoncés en 2005
sont en train de se mettre en place. Avec deux mois de retard et
quelques soucis avec les habitants des douars voisins, l’opérateur Grenn
a fini par démarrer la construction de son golf et d’une première partie
de résidences, soit 2,5 milliards de DH d’investissement. Le projet
Assoufid est aussi sur les rails dans la commune de Sâada pour 1,06
milliard de DH. L’investisseur est Paul Eric Jarry (chef de file d’un
consortium d’hommes d’affaires originaire des Pays-Bas). Par ailleurs,
plusieurs chantiers sont prévus. A Chérifia, par exemple, c’est le
groupe grec Latsis qui fait son entrée avec un complexe touristique
comprenant un golf et un hôtel, pour un investissement de 1,8 milliard
de DH. Une convention entre le groupe et le gouvernement marocain
devrait être finalisée dans les jours qui viennent, une fois les besoins
en eau identifiés.
C’est d’ailleurs le cas pour tous les nouveaux entrants. En effet, si le
problème du foncier est réglé, aujourd’hui la question de l’eau se pose
avec acuité. D’autant plus que tous les projets d’investissements sont
consommateurs d’eau, notamment les nombreux terrains de golf prévus dans
la région. Il en est ainsi pour Latsis, le projet de Robert Azoulay qui
prévoit la construction d’un hôtel de luxe sous l’enseigne Beachcomber
et, un 18 trous pour 1 milliard de DH d’investissement. Parmi les
nouveaux arrivés, Azzeddine Sedrati qui prévoit la construction d’un
hôtel, un complexe résidentiel et un musée de femmes dans la zone
touristique de l’Aguedal. Il sera réalisé en deux phases pour un montant
de près de 600 millions de DH.
Autres resorts en projet, le complexe touristique Léonard de Vinci (986
millions de DH), l’Aguedal Médina Resort (groupe kenzi) et Jardins de
l’Atlas (Berrada Abdelali) pour 1,6 milliard de DH à Tasseltant… Dans
les futurs investissements, il y a également des projets dédiés
uniquement à l’industrie hôtelière. Et la liste est longue: le Hilton
(640 millions de DH), l’Idou Marrakech (325 MDH), Le Mandarin de Jawad
Kadiri (700 MDH), le Palais berbère d’Abdelali Chaoui qui a investi 250
millions de DH sur la route d’Amezmiz. L’hôtel est pratiquement terminé.
Marrakech continue d’attirer de grands investisseurs et des enseignes
hôtelières de renom. L’offre luxe s’élargit. En 2005, le total des
engagements pour les investissements a frôlé les 44 milliards de DH. Les
plus grands touchent essentiellement le secteur touristique et
représentent plus de 35 milliards. Résidences touristiques, hôtels et
lieux de loisirs et détente (golf, spa) constituent les principaux
chantiers lancés dans la ville ocre. A terme, ils devraient créer au
moins 34.000 emplois.
Bon cru pour 2006
A la fin du premier trimestre de 2006 quelque 194 projets
d’investissement ont obtenu avis favorable dont 117 via la commission ad
hoc. Le tourisme arrive en tête avec 48 projets et est suivi par le
secteur des BTP (29).
Ces investissements induiraient la création de milliers d’emplois. Au
total, ce sont près de 10 milliards de DH d’investissements enregistrés,
en plus de ceux du groupe Emaar. Des investissements sûrs contrairement
à ceux annoncés par un consortium américo-russe et n’ont jamais abouti.
Industrie du cinéma
Dans les tiroirs du CRI, un projet loin du tourisme cette fois-ci et
dont les promoteurs sont Ahmed Benkirane et le réalisateur anglais David
Lowe. Il s’agit de studios de cinéma pour 3,2 milliards de DH, à Harbil,
non loin de la nouvelle ville de Tamansourt. Un projet qui peine à
trouver un tour de table sérieux. Ce n’est pas le premier projet de
studios cinématographique annoncé à Marrakech. Depuis 5 ans, et
précisément depuis la deuxième édition du festival international de
film, il y a eu plusieurs annonces pour la création de studios et d’une
industrie cinématographique, encouragé par les autorités locales. Le
plus connu était celui de Jamal Debbouze qui avait pris une option sur
un terrain à Tamasloht. Curieusement, ces projets n’aboutissent jamais.
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Publié le 30/05/2006 -
Source : L'Economiste |
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