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Le monopole, l¹anarchie et la concurrence déloyale constituent les
principaux problèmes qui freinent le développement et la promotion de
l¹artisanat à Marrakech, affectant par là même l¹essor de l¹activité
touristique, selon un professionnel du secteur.
Le développement du secteur de l¹artisanat est tributaire de l¹éradication
de certaines pratiques auxquelles font recours certains bazaristes et de
l¹établissement d¹une relation claire, basée sur la confiance et la
transparence avec les touristes, a expliqué M. El Mahjoub Refouch,
vice-président de l¹association régionale des commerçants et exportateurs
des produits de l¹artisanat de Marrakech.
Il a soutenu, dans une déclaration à la MAP, qu¹en dépit de la concentration
de la majorité des commerces d¹artisanat dans l¹ancienne médina et de
l¹engouement des touristes pour ce genre de produits, le monopole exercé sur
les groupes de touristes par certains commerçants menace l¹existence même de
cette activité, qui cristallise le raffinement et le savoir-faire confirmés
de l¹artisan marocain.
A ce propos, il a appelé les autorités compétentes (département de tutelle,
autorités locales et services de sûreté) à intervenir d¹urgence pour
assainir le secteur et mettre fin à tout agissement illégal dans ce domaine.
Il a également insisté sur la nécessite de donner aux guides touristiques
plus de liberté dans l¹exercice de leur profession et de les inciter à faire
preuve davantage de sérieux et de rigueur.
«Les pratiques illicites de certains guides, leur dépendance de certains
bazaristes, ou encore leur complicité avec certains propriétaires d¹agences
de voyage, ainsi que l¹immixtion de certains hôteliers, réceptionnistes et
chauffeurs de taxis mèneront immanquablement à une grave crise», a-t-il
noté, déplorant l¹absence de texte de loi régissant ce secteur d¹activité.
Néanmoins, et malgré l¹accord de principe auquel sont parvenues les
associations des bazaristes et des guides et accompagnateurs touristiques,
le secteur pâtit toujours des mêmes maux, a-t-il expliqué, mettant l¹accent
sur l¹impératif d¹une intervention urgente pour assainir le secteur et
éviter la faillite à certains commerçants. M. Refouch a également déploré la
pléthore des intermédiaires qui gangrène le secteur avec les commissions
offertes par certains commerçants, plaidant pour plus d¹intérêt à
l¹artisanat afin de permettre à ce secteur d¹offrir un produit de qualité
qui complèterait l¹offre touristique. Il s¹est dit également en faveur de la
constitution d¹un comité de suivi et de contrôle regroupant des
représentants du ministère du tutelle, des autorités locales et des
professionnels du secteur, tout en appelant à la levée de l¹embargo sur la
place mythique de Jamâa El Fna.
L¹accès des véhicules à la place de Jamaa El Fna ne peut que servir le
secteur du tourisme dans la mesure où il permettra aux touristes de se
promener librement et d¹accéder aux différents souks traditionnels situés,
pour la plupart, au c ur de l¹ancienne médina, a-t-il expliqué.
Pour sa part, le délégué régional du tourisme, Moulay Chrif Boufares, a
plaidé pour une intervention énergique du département du tutelle notamment à
travers l¹adoption de textes de loi permettant de mettre fin à ces
pratiques, faisant observer que la délégation n¹a aucun pouvoir de décision
pour trouver une solution à cette problématique.
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